Après maintes réflexions, j'ai pris la décision de clore définitivement ce blog.
D'une part parce que je manque cruellement de temps pour l'alimenter et le suivre réguliérement.
Et d'autre part parce que je suis de plus en plus déçue et dépitée par le monde des costumés. Je suis fatiguée par toutes ces polémiques, ces jalousies et ces ambitions sur-dimensionnées que certains aiment à générer pour rendre l'ambiance nauséabonde.
Il serait grand temps de redonner au carnaval vénitien son vrai sens du partage, de l'amitié et d'une douce folie pour qu'il reste une grande fête.
Et face à tout cela, je ne vois pas pourquoi je me mettrais martel en tête avec toutes ces histoires pour un loisir qui doit rester pour moi un vrai moment de détente.
Rassurez-vous : le costume reste ma passion et je vais continuer à les créer et à les porter. Je souhaite juste retrouver l'anonymat "derrière le masque".
Même si je n'alimenterai plus mon blog à l'avenir, je le laisse néanmoins ouvert et ceux qui le souhaitent pourront me contacter (cf l'onglet contact en bas de page).
Je remercie chaleureusement mes 54 711 visiteurs depuis la re-création de mon blog le 27/03/2007. (Avant en 2006, "derrière le masque" existait chez Orange mais je n'ai pas mémorisé mes visites avant de partir...) Soyez assurés que je n'oublie personne.
Je termine en vous offrant le très beau texte de mon amie Violaine en souhaitant retrouver ce carnaval comme je l'aime :
"Il est vrai qu'il ya deux carnavals : celui des touristes du monde entier, gourmands de tout approcher, de ne rien rater, de photographier les tulles mousseux, les soies, les perles et les strass, et celui plus discret, plus intime, plus écclectique, plus esthétisant, dans les palais raffinés. Les soupers fins, les bals, les concerts baroques organisés au Danieli, au Pisani-Moretta ou dans d'autres somptueuses demeures du Grand Canal, évoquent les fêtes, les banquets donnés au 18e siècle par le Doge aux personnalités illustres. Pourquoi ne pas accepter cette dualité des divertissements. Pourquoi ne pas aller aussi, avec des milliers d'autres, s'écraser aux vitres du café Florian, dans un assaut têtu, pour apercevoir, dans leurs rutilants atours, leurs jupes bouffonnantes, ceux et celles qui ont eu la faveur d'y entrer. Pourquoi renoncer à la bousculade joyeuse sous les arcades des Procuraties afin d'obtenir la sublime photo d'une apparition vaporeuse. Il faut aller goûter le plaisir de la connivence subtile lorsqu'un beau masque prend, par jeu, la pose séduisante devant le photographe amoureux, cherchant l'angle magique qui lui donnera le rêve. Il faut aller faire provision d'images de coiffures audacieuses en échafaudage de fleurs, de fruits, de feuillages, de rubans, aigrettes, marabout, plumes d'autruche et plumes de paon. Il faut plonger dans l'histoire en suivant avec gourmandise un pharaon, un roi soleil, une Marie-Stuart, un Doge, un mousquetaire, un grand Turc, un Persan. Courir du Pierrot timide à la Colombine rieuse, de la princesse hautaine à la coquette audacieuse. Quel délice ! Vous pouvez aussi vous dégager de la foule pour aller sur un petit pont voir passer les gondoles chargées de marquises aux perruques poudrées, charmées par la romance de leur jeune gondolier. Si vous ètes courageux, allez de bonne heure dans le matin frais sur un campo encore endormi, ou dans une ruelle à peine éveillée; vous rencontrerez à coup sûr un masque mystérieux regagnant d'un pas rapide sa demeure; ou bien vous irez sur le môle longeant le bassin de Saint Marc vous attendrir au mouvement des gondoles délaissées qui dansent au fil de l'eau comme les touches noires d'un immense clavecin. Au soir du Mardi Gras, après le feu d'artifice, après un dernier regard aux coupoles de Saint Marc et aux Procuraties encore illuminées, dites au revoir, et non adieu, à ce miraculeux espace, en murmurant cette prière d'espoir : "Où irez-vous, princes, sultans, tsars, fées, reines, poupées, sirènes, quand vous abandonnerez vos traînes vos capes de soie, vos turbans perlés, vos robes à paniers ? Vous disparaîtrez dans la brume irisée, créant un ricochet du désir de revenir, pour mourir de plaisir une nouvelle fois".





Merci de votre visite et à
bientôt.....